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connaît une situation économique et sociale précaire... |
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Le Burkina Faso est un des pays les plus pauvres
au monde : le revenu brut annuel par habitant frôle les 300
dollars. L'économie est basée sur l'agriculture et
l'élevage, sur les revenus des travailleurs émigrés
de plus en plus nombreux et sur l'aide extérieure.
L'activité agricole représente près
de 90 % de la population active. Malgré les contraintes géo-climatiques
importantes (pauvreté du sol, rareté des ressources
naturelles, fortes variations pluviométriques et saisonnières),
l'agriculteur a toujours pu assurer son autosubsistance. Pourtant,
le matériel agricole est archaïque (pioche et houe)
et seulement 10 % des terres sont cultivées (essentiellement
mil et sorgho, maïs et riz, et quelques cultures commerciales
: coton, haricot vert, arachide, karité,...).
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| Le secteur des industries (4%)
(huiles, savons, cuir, textiles, brasseries, mobylettes...) et des
services (9%) se développent doucement. Les ressources minières
(manganèse, phosphate et or) sont pour l'instant inexploitées.
Le tourisme, quant à lui, connaît un essor important.
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Les ressources énergétiques du Burkina Faso sont
constituées à 95 % par le bois à cause de l'absence
totale d'hydrocarbures et de charbon, ce qui a entraîné
un déboisement très grave. Un vaste programme de sauvegarde
des forêts et d'encouragement de production électrique
est mis en place depuis 1994 avec la collaboration des Nations Unies.
L'eau, autre ressource primordiale, est gérée par
l'Etat et des barrages sont érigés pour aménager
de nouveaux territoires.
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Ouagadougou et Bobo-Dioulasso sont les deux principales villes
du pays mais ne comptent guère que 8 % de la population du
pays, essentiellement rurale. Ces villes sont desservies par l'unique
chemin de fer reliant Ouagadougou à Abidjan en Côte
d'Ivoire. Le réseau routier, quant à lui, s'est considérablement
développé ces dernières années et assure
une liaison goudronnée entre les principales villes du pays.
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Le manque d'accès aux soins de santé,
dû à la forte disparité de la population rurale
et surtout à cause de la pauvreté des gens, font du
Burkina un des pays ayant la plus faible espérance de vie
(46 ans en 1998) et le plus fort taux de mortalité infantile
(109 pour 1000 naissances en 1998). Les maladies endémiques
telles que méningite, malaria, lèpre, fièvre
jaune font des ravages contre lequel les Burkinabés ne peuvent
lutter jusqu'à présent.
Le niveau d'alphabétisation demeure très
insuffisant; moins d'un habitant sur cinq sait lire et écrire.
L'école est gratuite et obligatoire pour les enfants de 7
à 13 ans, mais, en raison du manque d'enseignants et du caractère
rural du pays, un tiers seulement des enfants en bénéficie
réellement. Malgré des efforts importants de la part
des pouvoirs publics, seulement 17% des enfants de 12 à 17
ans étaient scolarisés dans l'enseignement secondaire.
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Pourtant, si ces données sont effectivement préoccupantes
au regard de la conjoncture sociale du pays, le Burkina Faso peut
s'enorgueillir d'un patrimoine culturel extraordinaire. Patrimoine
qui s'appuie sur une diversité ethnique à l'origine
d'une multitude de murs et de coutumes. |
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